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Panel 2 · 11:15 — 12:15

L'impact de la réglementation sur l'avenir du tourisme

Andrés Marranzini (ADETI), Jacqueline Mora (Vice-Ministre MITUR), Aguie Lendor (ASONAHORES). Modératrice : Gina Alexandra Hernández Vólquez (Alburquerque Abogados).

Résumé exécutif

La République dominicaine a clôturé 2025 avec un record historique de 11 676 901 visiteurs et environ 11,2 milliards USD de recettes en devises touristiques, selon la Banque centrale. Le WTTC estime que la contribution totale du secteur au PIB atteint 21,1 milliards USD (15,8 % du PIB) et soutient 892 700 emplois. Cependant, cette performance exceptionnelle coexiste avec un cadre réglementaire fragmenté : trois tensions simultanées — le débat sur CONFOTUR, la mise en œuvre de la Ley 368-22 sur l'aménagement du territoire et le vide réglementaire des locations de courte durée numériques — définissent l'agenda juridique du secteur pour 2026-2027.

Le grand contraste stratégique avec la France est révélateur : la France a accueilli 102 millions de visiteurs internationaux en 2025, pour 77,5 milliards d'euros de recettes (+9 % en glissement annuel), et est entrée dans un cycle de réglementation intensive — Loi Le Meur sur Airbnb, Règlement (UE) 2024/1028 sur les données, désignation de Booking.com comme gatekeeper au titre du DMA, AI Act et CSRD —. La République dominicaine, en revanche, reste dépendante d'incitations fiscales généreuses, avec une réglementation environnementale, des plateformes numériques et des données moins développée.

Le dilemme dominicain n'est pas de réglementer ou non, mais de bien réglementer avant que la pression extérieure ne le fasse à la place du pays. Les marchés émetteurs européens soumis à la CSRD transfèrent contractuellement des obligations de durabilité à leurs fournisseurs dominicains ; le Règlement (UE) 2024/1028 entre en pleine application le 20 mai 2026 ; et la DGII annonce pour juin 2026 le règlement définitif sur l'ITBIS applicable aux plateformes numériques.

Données clés

11 676 901
Visiteurs internationaux en 2025 (record historique)
Banque centrale de la République dominicaine, 2025
11,2 Mrd USD
Recettes en devises touristiques, 2025
Banque centrale de la République dominicaine, 2025
15,8 % du PIB
Contribution totale du tourisme au PIB (impact direct + indirect)
WTTC, 2025
892 700
Emplois soutenus par le secteur touristique (17,9 % de l'emploi total)
WTTC, 2025
132 222
Chambres en location de courte durée numérique (35,1 % des nuitées)
Vice-présidence du Tourisme / Adoreco, 2024
92 142
Chambres hôtelières traditionnelles (T3 2025)
ASONAHORES, T3 2025
6 Mrd USD+
Stock cumulé d'investissement direct français en RD
Diario Libre / CCIFD, 2025
102 M
Visiteurs internationaux en France en 2025 (+3 % par rapport à 2024)
Atout France / Ministère de l'Économie, 2026

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Autorités réglementaires

MITUR (Ministère du Tourisme)
Organe directeur du secteur touristique. Délivre les licences touristiques, préside le Conseil CONFOTUR et, en vertu du Decreto 396-25, émet la certification de non-opposition pour les projets hôteliers et immobiliers-touristiques.
CONFOTUR (Conseil de Promotion Touristique)
Organe intergouvernemental rattaché au MITUR qui évalue, approuve et administre les exonérations fiscales prévues par la Ley 158-01. Émet des résolutions de classification provisoire et définitive (délai maximal de 60 jours).
DGII (Direction générale des impôts internes)
Autorité fiscale. Administre la perception de l'ITBIS et de l'ISR, y compris les régimes applicables aux plateformes numériques (Airbnb, Booking, Netflix). Prépare le règlement définitif sur l'ITBIS numérique pour juin 2026.
MEPyD (Ministère de l'Économie, de la Planification et du Développement)
Coordonne le Système national d'aménagement du territoire. Supervise la mise en œuvre de la Ley 368-22 et du Decreto 396-25 ; accompagne les municipalités dans l'élaboration de leurs Plan Municipal d'Aménagement Territorial (PMOT).
Ministère de l'Environnement et des Ressources naturelles
Émet les évaluations d'impact environnemental (EIE) comme condition préalable à l'approbation des projets touristiques côtiers. Peut ordonner la suspension des opérations en cas de manquement environnemental.
ASONAHORES
Association des hôtels et du tourisme. Principal syndicat hôtelier. Défend la continuité de CONFOTUR, plaide pour une réglementation globale des locations de courte durée et publie des statistiques sectorielles.
Banreservas (Pro-Hoteles) / Banque commerciale
Véhicule financier de l'État pour les lignes de crédit sectorielles. Participe aux tours de financement de mégaprojets dans les nouveaux pôles (Miches, etc.) aux côtés des banques privées.
Adoreco
Association dominicaine des locations de courte durée. Syndicat émergent du secteur des hébergements de courte durée. Réclame un cadre réglementaire clair et fonctionnel qui encourage le respect volontaire sans approche punitive.

Cadre juridique applicable

Ley 158-01 (CONFOTUR) — Loi de promotion du développement touristique
Accorde des exonérations fiscales de 15 ans (ISR, ITBIS sur la construction, transfert immobilier 3 %, IPI 1 %) aux projets touristiques classifiés. Modifiée par les Leyes 184-02, 318-04, 253-12 et 195-13.
2001 (mod. 2013)
Ley 195-13 — Modification de CONFOTUR
A porté la période d'exonérations de 10 à 15 ans et étendu le champ d'application à la rénovation et au repositionnement de structures existantes dans les destinations traditionnelles.
2013
Ley 368-22 — Aménagement du territoire, utilisation des sols et établissements humains
Cadre légal contraignant pour la planification territoriale. Établit le Système national d'aménagement du territoire, les Plan Municipal d'Aménagement Territorial (PMOT), la classification des sols et les paramètres de densité. Partiellement modifiée par une décision du Tribunal constitutionnel de mars 2025.
2022
Decreto 396-25 — Règlement d'application de la Ley 368-22
Met en œuvre la Ley 368-22. Exige la conjonction d'une approbation municipale d'utilisation des sols et d'une certification de non-opposition du MITUR pour tout projet touristique.
2025
Ley 64-00 — Environnement et ressources naturelles
Soumet les développements touristiques à une évaluation d'impact environnemental auprès du Ministère de l'Environnement. Base légale pour les sanctions en cas d'interventions côtières non autorisées.
2000
Ley 305-68 — Protection de la bande maritime et terrestre
Protège les 60 premiers mètres depuis la laisse de haute mer, en interdisant toute construction. Admet des exceptions par autorisation présidentielle à des fins touristiques.
1968
Ley 172-13 — Protection intégrale des données personnelles
Cadre de protection des données personnelles, aligné dans ses principes sur la Convention 108 du Conseil de l'Europe, mais sans autorité de contrôle indépendante ni régime de sanctions effectif pour le secteur touristique.
2013
Ley 16-92 — Code du travail
Régit les relations de travail dans le secteur hôtelier. L'art. 228 institue le pourboire légal obligatoire de 10 % de la consommation.
1992
Ley 358-05 — Protection des droits du consommateur
Crée Pro Consumidor et institue des droits à l'information, à la sécurité et à l'indemnisation. Applicable aux réclamations des touristes relatives aux prestations tout compris et aux problèmes avec les agences de voyage en ligne (OTA).
2005
Decretos 30-25 et 107-25 — ITBIS sur les services numériques
Le Decreto 30-25 (janv. 2025) a encadré l'application du taux de 18 % d'ITBIS aux plateformes numériques étrangères. Le Decreto 107-25 (mars 2025) l'a abrogé. La DGII prépare un nouveau règlement pour juin 2026.
2025

Analyse approfondie

1. CONFOTUR : le pilier fiscal du tourisme dominicain et sa vulnérabilité politique

La Ley 158-01 (CONFOTUR), du 9 octobre 2001, et ses modifications — Leyes 184-02, 318-04, 253-12 et 195-13 — constituent la pierre angulaire de l'attractivité de l'investissement touristique en République dominicaine. Le régime accorde aux titulaires de projets classifiés des exonérations totales pendant 15 ans portant sur : l'ISR de l'activité touristique, l'ITBIS sur les biens et services de construction et d'équipement, le droit de transfert immobilier (3 %) et l'IPI (1 %). ASONAHORES estime que les recettes fiscales et l'IDE générés par le secteur représentent douze fois la dépense fiscale du régime.

L'épisode réglementaire le plus significatif de la dernière décennie a été la tentative d'abrogation d'octobre 2024 : la proposition 2.4 de la Loi de modernisation fiscale visait à supprimer la quasi-totalité du régime. Le président Luis Abinader l'a retirée le 19 octobre 2024 sous une pression sectorielle massive. La Chambre des députés l'a formellement rejetée le 22 octobre. CONFOTUR a survécu, mais le débat sur le coût fiscal du régime reste ouvert. L'irétroactivité constitutionnelle protège les droits acquis jusqu'en 2039 au moins ; toute réforme n'affecterait que les nouvelles classifications.

2. Aménagement du territoire : la Ley 368-22 et le conflit avec l'autonomie municipale

La Ley 368-22 sur l'aménagement du territoire a instauré un Système national de planification contraignant. Les collectivités locales doivent élaborer des Plan Municipal d'Aménagement Territorial (PMOT) qui classifient les sols en urbanisés, urbanisables et non urbanisables. Le Decreto 396-25 de 2025 exige que tout projet touristique obtienne à la fois l'approbation municipale d'utilisation des sols et la certification de non-opposition du MITUR.

En mars 2025, le Tribunal constitutionnel a annulé partiellement plusieurs articles de la loi, réaffirmant que l'autonomie municipale confère aux mairies une compétence exclusive sur la réglementation des sols. Cette décision a engendré quatre risques : (i) des retards administratifs (la majorité des municipalités ne dispose pas encore d'un PMOT approuvé) ; (ii) un risque de reclassification rétroactive des sols ; (iii) une fragmentation des critères ; et (iv) des coûts d'adaptation technique imprévus.

3. Locations de courte durée numériques : l'asymétrie réglementaire la plus urgente

34 % des plus de 8,8 millions de touristes non-résidents de 2025 ont séjourné dans des locations de courte durée numériques — plus de trois millions de visiteurs —, avec une croissance annuelle de 17,6 %. L'inventaire dépasse 53 000 chambres actives sur les plateformes numériques. Sur Airbnb, 6 890 propriétés sont en activité, avec un taux d'occupation moyen de 53 % et un tarif moyen de 63 USD.

La République dominicaine ne dispose pas de loi spécifique sur les locations de courte durée. La tentative de correction par le Decreto 30-25 de janvier 2025 (qui aurait appliqué le taux de 18 % d'ITBIS aux services numériques étrangers) a été abrogée le 3 mars 2025 par le Decreto 107-25, en coïncidence avec des pressions tarifaires du gouvernement Trump. La DGII annonce un nouveau règlement définitif pour juin 2026.

4. Cadre environnemental et la loi sectorielle côtière en attente

La réglementation environnementale du tourisme dominicain repose sur quatre piliers : la Constitution (art. 15, plages et côtes comme domaine public) ; la Ley 64-00 sur l'environnement ; la Ley 305-68 (qui protège les 60 premiers mètres depuis la laisse de haute mer) ; et la Ley 305-04 sur la zone côtière marine.

La pièce structurelle la plus urgente est la Loi sectorielle côtière et marine, qui est déposée au Sénat sans avancement significatif. Les sargasses ont mis en évidence les risques opérationnels de ce vide : le Ministère de l'Environnement a suspendu en 2025 les opérations de l'hôtel Grand Sirenis à Uvero Alto pour des interventions côtières non autorisées et des atteintes aux zones de nidification de la tortue imbriquée.

5. La réglementation européenne qui affecte déjà les opérateurs dominicains

La CSRD (Directive (UE) 2022/2464), en vigueur depuis 2023, concernera plus de 50 000 entreprises européennes qui devront déclarer leurs émissions Scope 1, 2 et 3 au titre des ESRS. Les tour-opérateurs européens transfèrent contractuellement ces exigences à leurs fournisseurs dominicains.

Le Règlement (UE) 2024/1028 sur les données relatives aux locations de courte durée est entré en pleine application le 20 mai 2026 : il oblige Airbnb, Booking.com et Vrbo à vérifier les numéros d'enregistrement et à transmettre mensuellement des données d'activité. L'Espagne a déjà mis en œuvre le Guichet unique numérique des locations par le biais du Real Decreto 1312/2024.

L'EU ETS étendu au transport maritime depuis janvier 2024 (40 % en 2025, 70 % en 2026, 100 % à partir de 2027) et l'inclusion de l'aviation intra-européenne renchérissent les voyages depuis l'Europe vers les Caraïbes.

6. Booking.com comme gatekeeper au titre du DMA

Le 13 mai 2024, la Commission européenne a désigné Booking.com comme gatekeeper au titre du Digital Markets Act (DMA). Les conséquences sont matérielles pour l'industrie hôtelière : interdiction des clauses de parité tarifaire large, obligations de portabilité des données clients, interdiction de l'auto-favorecimiento dans les classements et interopérabilité. Les amendes peuvent atteindre 10 % du chiffre d'affaires mondial. Pour les hôtels dominicains dépendants de Booking.com, la désignation ouvre une fenêtre de négociation pour réduire les commissions, renégocier la parité et renforcer la vente directe.

7. EES et ETIAS : le nouveau système d'entrée européen

L'Entry/Exit System (EES) de l'UE a été lancé le 12 octobre 2025 et est devenu pleinement opérationnel le 10 avril 2026. Le système a enregistré plus de 45 millions de franchissements de frontières. ETIAS — l'autorisation électronique préalable de voyage pour les ressortissants exemptés de visa, 20 €, valable 3 ans — est prévu pour le quatrième trimestre 2026, moment auquel il deviendra obligatoire pour les Dominicains se rendant en France et dans l'espace Schengen.

8. Opportunités pour l'investissement français

Les investissements directs et réinvestissements français en République dominicaine dépassent les 6 milliards USD, concentrés dans les télécommunications (Altice), l'énergie (TotalEnergies), le commerce de détail (Carrefour) et les infrastructures aéroportuaires. La France est le septième investisseur étranger par stock dans le pays. Le flux annuel de touristes français avoisine les 150 000 visiteurs. Les mégaprojets à Miches représentent la prochaine frontière de l'investissement bilatéral. L'expérience française en matière de transition énergétique, de résilience urbaine et de gestion intelligente des infrastructures peut être directement transposée aux nouveaux pôles de développement dominicains.

Débats actuels

Réforme chirurgicale de CONFOTUR vs. abrogation totale
Le secteur hôtelier (ASONAHORES) et le gouvernement défendent la continuité de CONFOTUR comme moteur indispensable de l'investissement direct étranger (IDE), arguant que sans lui l'investissement pourrait chuter jusqu'à 50 %. La partie fiscale soutient que la dépense fiscale du régime doit être évaluée selon des critères de coût-bénéfice et des conditionnalités vérifiables. L'irétroactivité constitutionnelle (art. 110) protège les projets approuvés jusqu'en 2039 au moins, mais les nouveaux projets pourraient se voir appliquer un régime différent lors de la prochaine réforme fiscale.
Réglementation globale des locations de courte durée numériques : quand et comment ?
ASONAHORES exige des licences obligatoires, une retenue à la source de 18 % d'ITBIS par la plateforme et des normes de sécurité comparables à celles des hôtels. Adoreco préconise une approche incitative favorisant le respect volontaire. La DGII souligne que la République dominicaine est le seul pays où les plateformes estiment ne pas être tenues de payer des impôts, et avance vers un nouveau règlement pour juin 2026.
Autonomie municipale vs. planification territoriale centralisée
La décision du Tribunal constitutionnel de mars 2025 a réaffirmé que l'autonomie municipale confère aux mairies une compétence exclusive sur l'utilisation des sols, annulant partiellement la Ley 368-22. Il en résulte un système atomisé de permis aux critères hétérogènes. Concrètement, la période de transition se traduit par le fait que moins de 50 % des municipalités disposent d'un Plan Municipal d'Aménagement Territorial (PMOT) approuvé.
Pression ESG et CSRD européenne : opportunité ou contrainte ?
Les tour-opérateurs européens soumis à la CSRD transfèrent contractuellement des exigences en matière d'émissions Scope 3, d'eau, de déchets et de travail décent à leurs fournisseurs dominicains. Une partie du secteur y voit une charge bureaucratique ; une autre y voit une opportunité de décrocher des contrats premium en se différenciant tôt. Le débat porte sur qui finance cette transition et sur la question de savoir si l'État doit créer un label de certification volontaire.
Migration de main-d'œuvre haïtienne : viabilité opérationnelle vs. politique migratoire
La main-d'œuvre haïtienne représente environ 5,5 % de l'emploi dans l'hôtellerie et le tourisme. Les plus de 379 000 expulsions de 2025 ont généré une pénurie de main-d'œuvre de 40 à 80 % dans certaines zones, affectant les cuisines et les opérations hôtelières. Le secteur privé réclame un système légal de quotas et de permis temporaires sectoriels ; le gouvernement, lui, privilégie la souveraineté migratoire.

Glossaire

CONFOTUR
Conseil de promotion touristique (Consejo de Fomento Turístico). Organe intergouvernemental présidé par le Ministre du Tourisme qui administre les exonérations fiscales prévues par la Ley 158-01 pour les projets touristiques classifiés.
ITBIS
Impuesto sobre la Transferencia de Bienes Industrializados y Servicios. Équivalent dominicain de la TVA, avec un taux général de 18 %. Exonéré pendant 15 ans durant la phase de construction dans le cadre de CONFOTUR.
IPI
Impôt sur la propriété immobilière (Impuesto sobre la Propiedad Inmobiliaria). Impôt annuel de 1 % sur la valeur des biens immobiliers dépassant le patrimoine minimum exonéré. Exonéré pendant 15 ans dans le cadre de CONFOTUR.
PMOT
Plan Municipal d'Aménagement Territorial (Plan Municipal de Ordenamiento Territorial). Instrument de planification que chaque municipalité doit élaborer en application de la Ley 368-22. Classifie les sols et définit les paramètres de densité et d'utilisation.
Location de courte durée
Location de biens immobiliers à des touristes pour des périodes inférieures à 30 jours via des plateformes numériques telles qu'Airbnb, Vrbo ou Booking.com. Représente plus de 35 % des nuitées touristiques en République dominicaine.
DMA
Digital Markets Act. Règlement (UE) 2022/1925 sur les marchés numériques. Désigne comme gatekeeper les plateformes en position dominante dans l'UE, en interdisant la parité tarifaire large et en exigeant la portabilité des données.
CSRD
Corporate Sustainability Reporting Directive. Directive (UE) 2022/2464 relative au reporting de durabilité des entreprises. Oblige plus de 50 000 entreprises européennes à publier leurs émissions Scope 1, 2 et 3.
EU ETS
Emissions Trading System. Système européen d'échange de quotas d'émission de carbone. Depuis janvier 2024, il inclut le transport maritime (couverture progressive jusqu'en 2027).
EES
Entry/Exit System. Système automatisé d'enregistrement biométrique des entrées et sorties aux frontières extérieures de l'espace Schengen. Opérationnel depuis octobre 2025.
ETIAS
European Travel Information and Authorisation System. Autorisation électronique préalable de voyage (20 €, valable 3 ans) pour les ressortissants de pays exemptés de visa Schengen, dont la République dominicaine. Prévu pour le T4 2026.
Gatekeeper (DMA)
Désignation formelle de la Commission européenne au titre du DMA qui identifie les plateformes numériques en position de contrôle systémique. Implique des obligations renforcées d'interopérabilité, de portabilité des données et d'interdiction de l'auto-favorecimiento.
Loi Le Meur
Loi française n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 réglementant les meublés de tourisme : réduit le plafond de 120 à 90 jours en zones tendues, enregistrement national obligatoire, amendes pouvant aller jusqu'à 100 000 €.
Sargasse
Algue brune marine (Sargassum) qui s'échoue massivement sur les côtes caribéennes lors de cycles saisonniers, générant un impact opérationnel et réputationnel pour les hôtels de plage.

Sources et lectures complémentaires

Question centrale

Comment le cadre réglementaire du tourisme doit-il évoluer pour maintenir le leadership dominicain dans la région sans sacrifier la durabilité environnementale ni l'équilibre territorial ?

Participants

  • Andrés MarranziniPrésident, Association Dominicaine des Entreprises Touristiques Immobilières (ADETI)
  • Jacqueline MoraVice-Ministre du Tourisme (MITUR)
  • Aguie LendorVice-Présidente Exécutive, Association des Hôtels et du Tourisme (ASONAHORES)
  • Gina Alexandra Hernández VólquezAlburquerque Abogados · Modératrice

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